Échos des rencontres de formation et consultation

Les Échos des rencontres (agression à caractère sexuel et violence conjugale), qui ont eu lieu respectivement les 7, 8 et 9 juin 2016 et les 15, 16 et 17 novembre 2016, sont maintenant disponibles.

Vous y trouverez un compte-rendu sur:

  • Les femmes aînées et la violence sexuelle
  • La santé mentale dans un contexte d’intervention
  • La culture du viol
  • L’intervention interculturelle
  • Les finances dans un contexte d’intervention

Auteure des Échos des rencontres (agression à caractère sexuel et violence conjugale): Sonia Pouliot

Les Échos de la rencontre Fem’aide

Les Échos de la rencontre Fem’aide, qui a au lieu le 15 octobre 2016, sont maintenant disponibles.

Vous y trouverez un compte-rendu sur:

  • L’écoute active et approche réflective
  • Les techniques indispensables
  • Les comportements de l’écoute active
  • Le modèle d’écoute à 4 niveaux

Auteure des Échos de la rencontre Fem’aide: Sonia Pouliot

Hommage à Madeleine Meilleur

Voici les photos de la soirée hommage à Madeleine Meilleur.

 

Femmes autochtones

Les femmes autochtones ont près de trois fois plus de risque d’être victimes de violence que les femmes non autochtones. Le risque augmente lorsque l’on parle de violence conjugale. De plus, les femmes autochtones sont surreprésentées en tant que victimes d’homicide dans une importante mesure.

Même si le gouvernement a lancé une enquête sur les femmes autochtones disparues et assassinées, il faut continuer les efforts pour apporter un changement sur le long terme.

Les services en français

En Ontario, les femmes francophones aux prises avec la violence font face à un défi en plus : trouver des services en français répondant à leurs besoins et leurs situations.

S’il existe un solide réseau de maisons d’hébergement et de CALACS francophones en Ontario, les services existants manquent de places et de moyens pour faire face à la demande. Certaines régions sont également en manque de services en français de qualité.

Concernant l’accès à la justice, trop peu de femmes encore ont accès à de l’information et à des conseils juridiques en français. Ce constat est partagé par le Comité spécial de la violence et du harcèlement à caractère sexuel qui note dans son rapport déposé en décembre 2015 qu’il existe des obstacles qui empêchent la communauté francophone d’accéder aux services dont elle a besoin.

Nous préconisons :

  • L’engagement du gouvernement sur la nécessité d’offrir à la population francophone des services en français autonomes;
  • La réelle mise en œuvre du droit des femmes à avoir accès à des services en français de qualité pendant toutes leurs démarches, accompagnée d’un financement approprié;
  • La création de nouveaux services en français pour les femmes aux prises avec la violence dans les régions où il y a des besoins;
  • La reconnaissance de l’importance du travail des services en français en matière de violence faite aux femmes par l’obtention d’un financement accru, soutenu et surtout adéquat pour répondre aux besoins des femmes.

L’accès à la justice

L’accès à la justice est un problème réel et difficile à résoudre, surtout pour les femmes aux prises avec la violence. Le gouvernement de l’Ontario a fait plusieurs pas en avant pour améliorer la situation. Cependant, il faudra plus qu’un programme pilote d’avis juridiques indépendants pour les survivantes d’agression sexuelle pour voir une vraie amélioration ou l’augmentation du seuil d’admissibilité à l’Aide juridique.

Tout travail devrait s’accompagner d’un vrai changement dans la façon dont les survivantes perçoivent et sont traitées dans le système de justice. Pour ce faire, en ce qui concerne les agressions à caractère sexuel, nous préconisons notamment :

  • Des juridictions spécialisées pour traiter des agressions à caractère sexuel;
  • Un meilleur accompagnement des plaignantes tout au long du processus – notamment l’accompagnement par des intervenantes et des services d’information juridique anonymes et gratuits;
  • Une meilleure formation et sensibilisation des professionnels, tels que des policiers, procureurs et intervenantes, spécifiquement formés à intervenir dans des cas d’agressions à caractère sexuel;
  • Une plus grande flexibilité des procédures, notamment permettre plus souvent aux femmes de témoigner dans une autre salle par vidéo ou derrière un paravent pour éviter le contact visuel avec l’agresseur.

En ce qui concerne la violence conjugale, nous préconisons notamment :

  • Une évaluation de l’impact de la mise en accusation obligatoire sur les femmes violentées et de voir si des changements pourraient être apportés;
  • Une meilleure formation et sensibilisation des professionnels du secteur de la justice à la violence conjugale;
  • Le réexamen de la politique de contact maximum avec les deux parents pour un enfant dans les cas de violence conjugale;
  • La mise en place de mesures pour permettre une meilleure représentation des femmes à la Cour de la famille;
  • Une plus grande flexibilité des procédures, par exemple, permettre aux personnes de soutien d’assister aux différentes audiences;
  • Une amélioration des procédures en matière de pension alimentaire.

L’accès aux services

Trop de femmes ne peuvent pas avoir accès à des services de qualité lorsqu’elles en ont besoin. Dans leur dernier rapport « Les maisons s’expriment 2016 », le réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes fait état de 38 % des maisons remplies à leur pleine capacité. En une journée, en moyenne 73 % des femmes prenant contact avec une maison d’hébergement se voient refuser un lit par manque de place. Beaucoup de ces femmes cherchent un hébergement d’urgence parce qu’elles ont été menacées avec une arme ou sont enceintes.

De plus, parmi les maisons d’hébergement qui ont un programme de logement social pour faciliter la transition des femmes dans un logement permanent, 96 % ont une période d’attente de plus d’un mois, et 36 % de plus de 6 mois. C’est autant de lits d’urgence qui ne sont pas libérés pour d’autres femmes subissant de la violence et craignant pour leur vie et celle de leurs enfants.

Enfin, plusieurs maisons ne reçoivent du financement que pour assurer l’aspect purement hébergement et ne sont pas sont financées adéquatement pour offrir différents programmes de soutien.

De leur côté, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), qui offrent des services de premières lignes aux femmes et jeunes filles victimes d’agression à caractère sexuel, sont chroniquement sous-financés. Beaucoup de CALACS ne peuvent pas répondre adéquatement à toutes les demandes de femmes.

Nous préconisons :

  • Un meilleur financement des maisons d’hébergement pour leur permettre de répondre à la demande sans cesse croissante et ainsi accueillir plus de femmes et offrir à ces dernières une gamme de services;
  • Mettre l’emphase sur des solutions à long terme pour les femmes en maisons d’hébergement, tel que les programmes de logement sociaux;
  • Un meilleur financement des CALACS et des autres services de premières lignes pour les survivantes d’agressions sexuelles.

Mémoire : la traite des personnes

Dans le cadre du développement d’une stratégie provinciale de lutte contre la traite des personnes, AOcVF a partagé un mémoire sur la traite des personnes et particulièrement la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle.