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Un plan d’action national pour mettre fin à la violence faite aux femmes et filles autochtones ne peut plus tarder

À la fin du mois de mai, dans la foulée de la COVID-19, le gouvernement fédéral a annoncé une décision fort décevante : le plan d’action national tant attendu sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées ne sera pas publié en juin comme prévu[1].

Le gouvernement affirme que la pandémie est la cause de ce délai. Pourtant, la violence contre les femmes et les filles autochtones ne date pas d’hier, et elle se poursuit pendant le confinement. Tristement, peu de temps après cette annonce, une femme autochtone, Chantel Moore, est décédée à la suite d’une intervention policière au Nouveau-Brunswick[2]. De 2001 à 2015, les femmes autochtones étaient au moins six fois plus susceptibles d’être victimes de féminicide que les femmes allochtones[3].

L’historique colonialiste du Canada, le suprémacisme blanc et le racisme systémique continuent de couter trop cher aux populations autochtones. Combien d’autres femmes autochtones seront assassinées avant que cette forme de violence faite aux femmes soit réellement prise au sérieux?

[1] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1706623/femmes-autochtones-disparues-plan-action-national-retard-trudeau

[2] https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1709530/chantel-moore-carolyn-bennett-viviane-michel-femme-autochtone-tuee-nouveau-brunswick

[3] https://femicideincanada.ca/fr/propos/tendances