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20 septembre 2021

Semaine de l’égalité des sexes : inégalités économiques

Les femmes canadiennes sont plus nombreuses à détenir des diplômes collégiaux et universitaires. Elles travaillent en moyenne au-dessus d’une heure de plus que les hommes par jour. Malgré le fait qu’elles soient mieux éduquées et qu’elles travaillent plus que les hommes, les femmes font encore face à d’énormes inégalités économiques. Ces inégalités sont donc le premier sujet dont nous allons explorer durant cette Semaine de l’égalité des sexes.

Ces inégalités sont reliées à la dévalorisation du travail des femmes (qui gagnent, en moyenne, 4,13 $ par heure de moins que les hommes), la surreprésentation des femmes dans des emplois à temps partiel (où elles représentent trois quarts des travailleurs), et le fait que les femmes continuent à faire presque le double de travail non rémunéré que font les hommes (effectuant 5,4 heures par jour tandis que les hommes ne font que 2,9 heures). 

Dans un système économique capitaliste comme le nôtre, la reproduction (ici définit de façon très large à inclure toute activité nécessaire pour répondre aux besoins des travailleurs et la création de nouveaux travailleurs) est essentielle pour que le système fonctionne. Il faut quelqu’un pour préparer la nourriture, effectuer le ménage, divertir, et prendre soin des travailleurs pour que le système fonctionne. Également, quelqu’un doit donner naissance, élever, éduquer, nourrir, assurer la sécurité, et prendre soin des remplacements pour les travailleurs, c’est-à-dire des enfants. Cependant, la plupart des activités nécessaires à la reproduction n’impliquent aucun transfert d’argent; donc, malgré leur nécessité, elles ne sont pas comptées dans les valeurs que l’on utilise pour mesurer la vitalité de notre économie. Des mesures comme le PIB, la croissance économique, et les marchés ne valorisent pas les activités de reproduction, dont la plupart sont faites par des femmes.

Le temps et le travail des femmes sont donc considérés comme ayant moins de valeur que ceux des hommes. 30,3 % des femmes célibataires se retrouvent dans une situation de faible revenu (ce numéro s’élève à 34,5 % lorsqu’elles sont mères). Même celles qui ne sont pas en situation de faible revenu sont rémunérées de façon inéquitable : les femmes célibataires gagnent en moyenne 8 700 $ de moins par année que les hommes célibataires et les mères célibataires gagnent 27 900 $ de moins que les pères célibataires (en fait, elles ne gagnent même pas le deux tiers que ce que gagnent les pères célibataires).  

Pour les femmes, une des façons les plus efficaces pour sortir de la pauvreté reste le mariage. Malheureusement, les inégalités économiques créent une situation où les femmes risquent de devenir économiquement dépendantes de leurs époux, créant des opportunités où les femmes peuvent se retrouver victimes de violence économique, avoir besoin de faire un choix entre leur sécurité physique et leur sécurité économique (et ceux de leurs enfants), et faire face à des barrières économiques lorsqu’elles décident de quitter des partenaires violents. 

Une réelle égalité des genres est impensable sans une égalité économique.

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