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30 avril 2021

Nous n’avons pas besoin d’une nouvelle enquête sur les inconduites sexuelles dans l’armée, nous devons agir

Fin avril 2021, le gouvernement fédéral a nommé Louise Arbour, une ancienne juge de la Cour suprême, pour réaliser un examen indépendant du traitement des inconduites sexuelles par l’armée.

Il est inutile et contreproductif de faire une nouvelle enquête, alors que Marie Deschamps, également une ancienne juge, avait déjà remis un rapport accablant en 2015. À la suite de son enquête, elle indiquait « qu’il existe une culture sous-jacente de la sexualisation au sein des FAC. Cette culture est hostile aux femmes et aux LGTBQ et propice aux incidents graves que sont le harcèlement sexuel et l’agression sexuelle. Un changement culturel s’impose donc. » Dans le rapport, elle émettait plusieurs recommandations, dont la création d’un centre indépendant chargé entre autres de recueillir les plaintes et de faire le suivi des responsabilisations. Elle recommandait aussi que les victimes puissent demander à ce que leur plainte soit traitée non pas par les Forces armées canadiennes, mais par les autorités civiles.

Plus de six ans après ce rapport, les recommandations n’ont pas encore été mises en place. Au lieu de faire une nouvelle enquête et d’attendre encore des mois ou des années avant d’agir, il faut mettre en œuvre les recommandations de 2015. Il faut surtout mettre en place un centre indépendant chargé de recevoir les plaintes et de surveiller la façon dont elles sont instruites, en plus d’offrir du soutien aux survivantes. Il faut aussi que le changement de culture demandé s’opère. Les femmes dans l’armée qui ont été agressées ou harcelées sexuellement et celles qui vivent dans un climat toxique et hostile y ont droit.

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