Enjeux

Nouvelles

Analyse d’enjeu : La violence vécue par la communauté LGBTQ2S+

La violence vécue par la communauté LGBTQ2S+[1]

Portrait global

Selon un sondage pancanadien effectué en 2017, 13 % de la population canadienne âgée de plus de 18 ans appartiendrait à la communauté LGBTQ2S+[2]. La même étude suggère que 76 % des Canadien.ne.s connaissent bien ou vaguement l’acronyme LGBT, mais que seulement 12 % de la population reconnaît l’acronyme LGBTQ2S+[3]. Chez les 15 à 24 ans, nous trouvons proportionnellement plus de personnes pansexuelles, asexuelles, trans ou non binaires que chez les répondant.e.s plus âgé.e.s[4]. La communauté LGBTQ2S+ n’étant pas homogène, il est difficile d’en dresser un portrait complet exhaustif dans le cadre de cette analyse. Nous aborderons les enjeux principaux afin de saisir l’importance de se pencher sur les différentes réalités vécues par les personnes LGBTQ2S+.

Particularités locales

Dans le cadre de l’étude pancanadienne de la Fondation Jasmin Roy effectuée en 2017 auprès de 1 897 personnes LGBTQ2S+, dont 610 répondant.e.s ontarien.ne.s, des particularités provinciales intéressantes ont été soulevées.

« Les répondants LGBT[5] ontariens affichent la plus forte présence de sentiments de nature dépressive en lien avec leur orientation sexuelle/identité de genre (85 %). C’est aussi la province où les répondants LGBT sont proportionnellement plus nombreux à avoir déménagé en raison de leur orientation sexuelle/identité de genre (45 %). »[6]

Les raisons qui justifient ces états de fait ne sont pas présentées, mais il est probable que la méconnaissance, les stéréotypes et les préjugés entretenus envers la communauté LGBTQ2S+ soient responsables de ces particularités locales.

Les diverses formes de violence vécues par la communauté

Malheureusement, la liste des violences vécues par les membres de la communauté LGBTQ2S+ est longue. À titre d’exemples, il est important de mentionner que les personnes intersexuées expérimentent majoritairement des défis de l’ordre de la violation des droits de la personne en lien avec des interventions chirurgicales non consenties, les personnes non binaires vivent davantage de rejet et de discrimination afin de se conformer au modèle social binaire, les personnes trans ont des difficultés d’accès à des services spécialisés et les personnes asexuelles subissent des pressions sociales d’avoir des relations sexuelles. Toutes ces réalités figurent sous l’acronyme LGBTQ2S+, mais sont bien différentes et ne peuvent être réglées de la même manière.

Les domaines de discriminations vécus par les personnes LGBTQ2S+ sont nombreux, et comprennent la dispensation de soins médicaux (par exemple, 21 % des personnes trans de l’Ontario ont évité d’aller à l’urgence spécifiquement parce qu’elles sont trans)[7]; l’accessibilité aux services de santé mentale; la discrimination à l’emploi (lors du processus d’embauche ou en cours d’emploi); la discrimination en milieu scolaire, de l’élémentaire jusqu’aux études supérieures; l’accès aux salles de bain de son choix; les agressions à caractère sexuel; le retour dans le placard des aîné.e.s lorsqu’ils et elles déménagent en centres d’hébergement; et les crimes « d’honneur » et les crimes haineux. En effet, même si le taux de crimes haineux a chuté au pays durant les dernières années, les crimes haineux liés à l’orientation sexuelle représentent 11 % de la totalité de ces crimes. Toutefois, de tous les crimes haineux, les crimes haineux liés à l’orientation sexuelle demeurent les plus violents, avec 60 % de personnes blessées. Fait à noter, dans 47 % des cas de ces agressions, les victimes connaissaient leur agresseur.[8] « L’orientation sexuelle a une influence sur la probabilité d’être victime de violence. Elle était près de deux fois plus élevée chez les gais et les lesbiennes que chez les hétérosexuels. Chez les bisexuels, elle est même 4,5 fois plus élevée. »[9]. En milieu de travail, encore de nos jours, plusieurs personnes LGBTQ2S+, jusqu’à 25 à 30 % demeurent dans le placard par crainte que cela ne nuise à leur vie professionnelle[10].

« La crainte d’être suspecté de pédophilie parce qu’on est LGBT ou Q est aussi une source de stress. Ce préjugé injustifié est tenace. C’est comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête des personnes de la diversité sexuelle et de genre qui travaillent avec des mineur.e.s. »[11]

Les préjugés et stéréotypes sont tenaces et le noyau principal du travail à accomplir pour rendre une société plus ouverte et accueillante est l’éducation et la sensibilisation, et ce travail doit être fait à plusieurs niveaux : dans le secteur de la santé et des services sociaux, auprès des corps policiers, du système de justice, dans les secteurs de l’enseignement, dans le secteur privé auprès des entreprises, etc.

Violence conjugale et communauté LGBTQ2S+

Au sein de la communauté homosexuelle, la violence conjugale figure parmi les problèmes de santé publique de cette communauté[12]. Il existe certaines spécificités de la violence conjugale dans un contexte gai ou lesbien, comme traiter l’autre de « tapette » ou de « gouine », la menace fréquente de « outing » forcé, des agressions physiques pour modifier la gestuelle ou « corriger » des manières ou des comportements trop « gais », ou l’imposition de pratiques sexuelles non désirées[13].

Chez les personnes trans, ces formes de violence peuvent prendre différentes formes, par exemple utiliser intentionnellement le mauvais prénom ou pronom, toucher sans consentement les parties du corps traditionnellement genrées (poitrine, parties génitales, etc.), dire qu’il ou qu’elle n’est pas un.e « vrai.e » femme ou homme, refuser que son ou sa partenaire trans ait accès à des services médicaux, ou cacher les accessoires (vêtements, maquillage, bijoux, médicaments, etc.) qui permettent à une personne trans d’exprimer son identité de genre[14].

Des recherches récentes suggèrent qu’il y aurait autant, voire plus, de violence conjugale dans la communauté LGBTQ2S+ que dans la communauté hétérosexuelle cisgenre[15]. Cette violence serait toutefois peu rapportée à cause de nombreux obstacles comme la discrimination, la honte, l’isolement ou la peur d’être revictimisé par la police, le processus judiciaire ou les fournisseurs de services.

Agressions à caractère sexuel et communauté LGBTQ2S+

Selon une étude réalisée en 2019 par Dorais et Gervais, « les personnes LGBT sont en moyenne 3 fois plus (et jusqu’à 9 fois pour les personnes trans) à risque de subir des agressions sexuelles ».[16] Tel que mentionné dans le rapport de 2018 Documenter la problématique des violences sexuelles commises envers les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT), «la violence à caractère sexuel émerge depuis quelques années comme une problématique encore socialement méconnue, et insuffisamment prise en compte dans l’offre de services aux victimes lesbiennes, gaies, bisexuelles ou trans (LGBT). »[17] Le volet des agressions à caractère sexuel vécues par les personnes LGBTQ2S+ est amplement sous-estimé dans les programmes et services offerts aux victimes.

Situation chez les jeunes

Même si la fluidité des genres et les concepts de non-binarité sont davantage compris et qu’ils font partie de la réalité des jeunes, il demeure que 46,9 % des jeunes LGBTQ2S+ entendent quotidiennement des propos homophobes[18] et que, selon un rapport de 2012, 64 % des élèves LGBTQ2S+ ne se sentent pas en sécurité à l’école (contre 15 % des élèves non-LGBTQ2S+).[19] Ce qui situe l’école comme un des endroits où il se vit le plus de violence et de discrimination. Une autre statistique préoccupante est que 29,5 % des jeunes sans-abri au Canada s’identifient comme membres de la communauté LGBTQ2S+[20], conséquence trop fréquente de la non-acceptation par la famille ou l’entourage.

Intersectionnalité

Selon l’approche intersectionnelle, les notions d’attirance, de sexe et de genre viennent s’ajouter aux oppressions existantes, qu’elles soient en lien avec la couleur de la peau, la religion, l’âge, le revenu, la nationalité, la classe sociale, la scolarité, la culture, le handicap, etc. Autant d’oppressions qui se multiplient et dont il faut tenir compte dans nos contextes d’intervention.

Facteurs de protection

De nombreuses recherches ont démontré que les personnes LGBTQ2S+, mais plus particulièrement les personnes trans, vivent des sentiments de nature dépressive et affichent un taux anormalement élevé de risque suicidaire. Comme l’a démontré l’étude de Travers et coll. en 2012 effectuée en Ontario, intitulée « Trans PULSE », les jeunes trans ayant un fort soutien familial voient leur risque de suicide diminuer de 93 %. Ce qui démontre bien l’importance cruciale de l’entourage et du réseau de soutien autour de la personne.

Des facteurs de protection externes entrent en ligne de compte pour l’amélioration de l’inclusion de la communauté, soit les lois et les politiques internes des établissements, la formation du personnel, le contexte sociolégal, l’utilisation d’un langage non genré, la présence d’allié.e.s dans la communauté, le travail en partenariat avec la communauté LGBTQ2S+ afin de connaître leurs besoins spécifiques, l’utilisation de matériel promotionnel représentant la diversité sexuelle et la pluralité des genres, et la présence de personnel ouvertement LGBTQ2S+ au sein de l’organisme.

Accès aux services

Comme organisme, il convient de se positionner et de réfléchir aux implications de l’implantation d’un milieu inclusif et de s’assurer d’une cohésion quant à son implication. Un service en violence faite aux femmes pourrait se définir comme un service pour toute personne qui s’identifie comme femme. Et cette transition ne doit pas se faire qu’à partir de la gestion; il est impératif que tout le personnel incarne la décision, de la personne gestionnaire aux intervenantes et au personnel administratif, au conseil d’administration, aux bénévoles, etc. Il n’y a que de cette manière que les milieux sécuritaires puissent être instaurés pour s’assurer une pérennité.

Conclusion

Changer le monde de pensée collectif, selon lequel le genre est binaire, que nous naissions femme ou homme et que cela doit rester comme tel pour le reste de notre vie, n’est pas une tâche simple. Le cerveau humain ressent le besoin de catégoriser afin de comprendre et d’anticiper les réactions d’une personne selon un genre établi. Mais en tant que société, nous devons remettre en question ces construits sociaux qui confinent les individus dans des cases, afin de mieux inclure des personnes délaissées et mises à l’écart par le système en place. Une approche anti-oppressive remettant en question ces construits sociaux s’avère une voie très intéressante dans un objectif de contrer les oppressions. De plus, le décloisonnement du modèle binaire nous invite à être nous-mêmes et à nous définir comme bon nous semble. Parce que plus de libertés pour certaines personnes ne signifie pas moins de libertés pour d’autres. Un enjeu féministe face au patriarcat pour lequel nous sommes habituées de lutter…

 

Références

Centre canadien de la diversité des genres et de la sexualité et Ministère de la Justice Canada (s.d.). Violence entre partenaire intime dans la vie des 2SLGBTQ. Repéré le 24 février 2020 à http://ccgsd-ccdgs.org/wp-content/uploads/2018/09/CCGSD_2019_IPVFactSheet_FR.pdf

Pham, C.A. (2017). Milieu de travail : au moins 25 % des LGBTQ « restent » dans le placard. Radio-Canada. Repéré le 25 février 2020 à https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1049527/milieu-travail-lgbtq-au-moins-25-pour-cent-restent-placard

Dorais, M. et M.-J. Gervais (2019). Que savons-nous des violences sexuelles commises à l’encontre des personnes LGBT et de leur suivi?, 31 p. Repéré le 25 février 2020 à https://ciusssmcq.ca/Content/Client/Librairie/Evenements/Conference_1_Mieux_soutenir_et_aider_les_personnes_LGBT_victimes_de_violence_sexuelle.pdf

Dorais, M. et M.-J. Gervais (2018). Documenter la problématique des violences sexuelles commises envers les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT), 124 p. Repéré le 25 février 2020 à http://www.scf.gouv.qc.ca/fileadmin/Documents/Violences/Rapport_VS_LGBT_DORAIS_2018.pdf

Dyck, R.-D. (2012). Sommet 2012 sur la prévention du suicide chez les jeunes LGBTQ : Rapport sur les résultats et recommandations, 23 p. Repéré le 25 février 2020 à https://egale.ca/wp-content/uploads/2014/03/SPSJ-Rapport-sur-les-r%C3%A9sultats-et-recommandations-%C3%89gale-Canada.pdf

Fondation Jasmin Roy et CROP (2017). Perceptions, contact et aisance avec les minorités sexuelles chez les hétérosexuels cisgenres. 49 p. Repéré le 24 février 2020 à https://fondationjasminroy.com/initiative/sondage-realites-lgbt/

Fondation Jasmin Roy et CROP (2017). Valeurs, besoins et réalités des personnes LGBT au Canada en 2017. 296 p. Repéré le 24 février 2020 à https://fondationjasminroy.com/initiative/sondage-realites-lgbt/

GAETZ, S., B. O’Grady, S. Kidd et K. Schwan (2016). Sans domicile : un sondage national sur l’itinérance chez les jeunes. Toronto : Observatoire canadien sur l’itinérance, 126 p. Repéré le 25 février 2020 à http://rondpointdelitinerance.ca/sites/default/files/WithoutAHome-FR.pdf

Ham, M. et L. Byrch (2012). The Simcoe county LGBT youth needs assessment report: Making it better today, 32 p. Repéré le 25 février 2020 à http://www.gilbertcentre.ca/wp-content/uploads/2016/08/MAKING-IT-BETTER-TODAY-SIMCOE-COUNTY-LGBT-YOUTH-NEEDS-ASSESSMENT-REPORT-2012.pdf

Langenderfer-Magruder, L., Whitfield, D.L., Walls, N.E., Kattari, S.K., Ramos, D. (2016). Experiences of intimate partner violence and subsequent police reporting among lesbian, gay, bisexual, transgender, and queer adults in Colorado: Comparing rates of cisgender and transgender victimization. Journal of Interpersonal Violence, 31(5), p.855-871.

Lavoie, K. (2017, août). Violence conjugale dans les couples de même sexe. Communication présentée dans le cadre de la conférence nationale sur les droits des personnes LGBTTIQA2S : Nos luttes, nos victoires, nos défis, Montréal, Québec.

Radio-Canada (2017, 13 juin). Hausse du nombre de crimes haineux au Canada en 2015. Repéré le 25 février 2020 à https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1039430/hausse-du-nombre-de-crimes-haineux-au-canada-en-2015

Radio-Canada (2008, 29 février). La violence de la discrimination. Repéré le 25 février 2020 à https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/386752/violence-gais

Travers, R., Bauer, G., Pyne, J. et Bradley, K., pour le Trans PULSE Project (2012). Impacts of strong parental support for trans youth: A report prepared for Children’s Aid Society of Toronto and Delisle Youth Services. Toronto : Trans PULSE. Repéré le 25 février 2020 à http://transpulseproject.ca/wp-content/uploads/2012/10/Impacts-of-Strong-Parental-Support-for-Trans-Youth-vFINAL.pdf

Vaillancourt, A. SAVIE LGBTQ : Recherche partenariale (2018, Numéro 2). Les personnes LGBTQ au travail, 5 p. Repéré le 25 février 2020 à https://savie-lgbtq.uqam.ca/wp-content/uploads/2018/06/Fiche_Synthese_2_Experientiel_FR_Web_FINAL.pdf

 

 

[1] Acronyme désignant les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, trans, queer ou en questionnement, les personnes bispirituelles ainsi que l’ensemble des personnes issues de la diversité sexuelle ou de la pluralité des genres. En aucun cas cet acronyme ne se veut réducteur. Il vise à englober toutes les personnes qui ne s’identifient ou ne se définissent pas selon le modèle hétéronormatif binaire cisgenre.

[2] Fondation Jasmin Roy et CROP (2017). Valeurs, besoins et réalités des personnes LGBT au Canada en 2017.

[3] Fondation Jasmin Roy et CROP (2017). Perceptions, contact et aisance avec les minorités sexuelles chez les hétérosexuels cisgenres.

[4] Fondation Jasmin Roy et CROP (2017). Valeurs, besoins et réalités des personnes LGBT au Canada en 2017.

[5] L’acronyme LGBT est utilisé afin de respecter les auteurs cités.

[6] Fondation Jasmin Roy et CROP (2017). Valeurs, besoins et réalités des personnes LGBT au Canada en 2017.

[7] Bauer, G.R., Scheim, A.L., Deutsch M.B., Massarella, C. (2014). Reported emergency department avoidance, use, and experiences of transgender persons in Ontario, Canada: Results from a respondent-driven sampling survey. Annals of Emergency Medicine, 63(6), p.713-720.

[8] Radio-Canada (2017, 13 juin). Hausse du nombre de crimes haineux au Canada en 2015.

[9] Radio-Canada (2008, 29 février). La violence de la discrimination.

[10] Pham, C.A. (2017). Milieu de travail : au moins 25 % des LGBTQ « restent » dans le placard. Radio-Canada.

[11] Vaillancourt, A. SAVIE LGBTQ : Recherche partenariale (2018) Les personnes LGBTQ au travail.

[12] Lavoie, K. (2017, août). Violence conjugale dans les couples de même sexe. Communication présentée dans le cadre de la conférence nationale sur les droits des personnes LGBTTIQA2S : Nos luttes, nos victoires, nos défis, Montréal, Québec.

[13] Ibid.

[14] Centre canadien de la diversité des genres et de la sexualité et Ministère de la justice Canada (s.d.). Violence entre partenaire intime dans la vie des 2SLGBTQ.

[15] Langenderfer-Magruder, L., Whitfield, D.L., Walls, N.E., Kattari, S.K., Ramos, D. (2016). Experiences of intimate partner violence and subsequent police reporting among lesbian, gay, bisexual, transgender, and queer adults in Colorado: Comparing rates of cisgender and transgender victimization. Journal of Interpersonal Violence, 31(5), p.855-871.

[16] Dorais, M. et M.-J. Gervais (2019). Que savons-nous des violences sexuelles commises à l’encontre des personnes LGBT et de leur suivi?

[17] Dorais, M. et M.-J. Gervais (2018). Documenter la problématique des violences sexuelles commises envers les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans (LGBT)

[18] Ham, M. et L. Byrch (2012) The Simcoe county LGBT youth needs assessment report: Making it better today.

[19] Dyck, R.- D. (2012). Sommet 2012 sur la prévention du suicide chez les jeunes LGBTQ : Rapport sur les résultats et recommandations

[20] GAETZ, S., B. O’Grady, S. Kidd et K. Schwan (2016). Sans domicile : un sondage national sur l’itinérance chez les jeunes

 

Version PDF

RETOUR AUX PRISES DE POSITION