La violence faite aux femmes: les chiffres

La violence à caractère sexuel

Une Canadienne sur trois subira une agression sexuelle à l’âge adulte.
90% des agressions sexuelles perpétrées par des personnes autres que le conjoint ne sont pas signalées à la police.
Les femmes peuvent ne pas déclarer l’agression parce qu’elles ont peur de ne pas être crues, ont honte, se sentent coupables ou ne veulent pas la révéler publiquement.
Les attouchements sexuels sans consentement représentent 81 % des agressions sexuelles contre des femmes et les attaques de nature sexuelle, les 19 % restants.
On estime que 0,3 % des agresseurs sont tenus responsables et que plus de 99 % ne le sont pas.
Les agressions sexuelles étant peu signalées, les taux réels de violence à caractère sexuel sont probablement beaucoup plus élevés que ne l’indiquent les estimations officielles.
Les infractions à caractère sexuel sont moins susceptibles que les autres types de crimes violents de mener à un verdict de culpabilité.
Dans 45% des cas, l’agresseur est une connaissance ou d’un ami, 17% un partenaire intime et 13% un membre de la famille autre que le conjoint ou la conjointe. Le quart des agressions sexuelles sont commises par un étranger.
Les femmes sont onze fois plus nombreuses que les hommes à être victimes d’une agression sexuelle.
Dans 99 % des affaires d’agression sexuelle commises contre les femmes, l’auteur présumé est un homme.
On estime qu’entre 15 % et 25 % des femmes en âge de fréquenter le collège ou l’université en Amérique du Nord subiront une forme d’agression sexuelle pendant leurs études.
Les femmes autochtones et les femmes ayant une incapacité risquent davantage de subir une agression à caractère sexuel.
Il y a 47 % des crimes violents commis contre des filles de moins de 12 ans qui sont de nature sexuelle.
Une agression à caractère sexuel ne laisse pas toujours des blessures corporelles évidentes. L’agresseur peut utiliser des moyens coercitifs, comme des menaces ou la présence d’une arme, ce qui ne laisse pas de marques visibles.
L’absence de blessure corporelle ne signifie pas pour autant qu’une femme n’a pas été victime d’une agression sexuelle.
Une agression à caractère sexuel peut susciter diverses réactions. On ne peut pas deviner à son comportement qu’une femme a subi une agression.
Les effets d’une agression à caractère sexuel peuvent se manifester immédiatement après l’agression ou bien des années plus tard.
Pour les victimes, les conséquences à long terme peuvent être l’anxiété, les attaques de panique, les troubles de l’alimentation, l’abus d’alcool ou d’autres drogues, la dépression ou d’autres problèmes de santé mentale.

Toutes les statistiques proviennent de la Direction Générale de la Condition Féminine de l’Ontario, 2016.