#MoiAussi : Les répercussions sur le terrain

Ottawa – Le 27 octobre 2017 – On assiste depuis près de deux semaines à une vague de dévoilements sur les médias sociaux grâce à la campagne #MoiAussi. Comme dans le cas du mouvement #AgressionNonDénoncée lancé à la suite de l’affaire Ghomeshi en 2014, le mouvement #MoiAussi permet aux survivantes d’agression sexuelle de briser le silence et leur donne la possibilité de dénoncer l’agression subie.

« #MoiAussi permet aux survivantes d’agression sexuelle de comprendre qu’elles ne sont pas seules et que des femmes de leur entourage ont aussi été agressées. Ça leur donne le courage de parler à leur tour. #MoiAussi permet également à la société de prendre enfin la mesure du nombre très important d’agressions sexuelles et de réaliser qu’il est temps de changer les choses », a indiqué Maïra Martin, directrice générale d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF).

Alors que le nombre de femmes qui font des dévoilements sur les réseaux sociaux augmente de jour en jour, le nombre de celles qui cherchent du soutien et de l’aide auprès d’organismes communautaires est plus élevé aussi. En effet, certains Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) ont connu un accroissement de demandes pour des services et peinent à y répondre.

Comme l’a fait le gouvernement du Québec, il est donc essentiel que le gouvernement de l’Ontario augmente le financement accordé aux organismes venant en aide aux survivantes d’agressions à caractère sexuel.

« Les organismes en Ontario ont un besoin réel de plus de financement non seulement pour répondre à la demande croissante de la part des survivantes, mais également pour pouvoir répondre aux demandes de leur communauté, qui a besoin de parler et d’être plus sensibilisée sur cette problématique », a conclu Mme Martin.

Format PDF: #MoiAussi-Communiqué