Mandat et mission

QUI SOMMES – NOUS?

Action ontarienne contre la violence faite aux femmes est un regroupement provincial féministe et francophone d’organismes qui œuvrent ou qui sont engagés dans l’élimination de la violence faite aux femmes

MISSION

Action ontarienne contre la violence faite aux femmes est un regroupement provincial féministe et francophone qui travaille en Ontario à l’élimination de la violence faite aux femmes

VISION

Action ontarienne contre la violence faite aux femmes est une ressource inclusive et incontournable en matière de violence faite aux femmes et de développement des services en français, qui reflète la diversité des communautés d’expression française

BUT

  • Renforcer les capacités des services en français en violence faite aux femmes par la recherche, l’analyse et la compréhension des enjeux, la formation et le développement d’outils;
  • Faciliter la concertation entre les groupes membres et les joueurs clés;
  • Soutenir le développement, la consolidation et la solidarité des services en français en matière de violence faite aux femmes;
  • Sensibiliser à la violence faite aux femmes.

NOS VALEURS

  • Respect: Nous traitons avec considération et esprit d’ouverture tous les individus et ce, dans toute leur diversité.
  • Intégrité: Nous respectons nos engagements individuels et collectifs, ce que nous démontrons en faisant preuve de transparence.
  • Collaboration : Nous travaillons en concertation et en partenariat pour entendre diverses opinions, prendre en compte les différents besoins et favoriser la mobilisation.
  • Solidarité: Nous reconnaissons l’interdépendance des femmes et des organismes les soutenant et nous nous appuyons mutuellement.
  • Inclusivité: Nous incluons et impliquons toutes les femmes sans discrimination liée à la race, la religion, l’origine ethnique, l’âge, le statut social, l’orientation ou l’identité sexuelle et de genre.

NOS POSITIONS

Droits sexuels et reproductifs : AOcVF milite pour que les femmes puissent avoir accès à de l’information et à des services de santé complets et de qualité en matière de sexualité et de reproduction. Cela comprend entre autres, le droit pour les femmes d’avoir accès gratuitement à des méthodes de contraception préventive et d’urgence et à l’avortement légal et sécuritaire.

Exploitation sexuelle : AOcVF considère que toutes les formes d’exploitation sexuelle, comprenant la prostitution, le trafic d’êtres humains à des fins sexuelles, les bars de danseuses, la pornographie et le tourisme sexuel, constituent de la violence faite aux femmes et sont causées par les inégalités entre les hommes et les femmes, le sexisme et d’autres formes de discrimination, comme le racisme, ou de vulnérabilité, comme la pauvreté.

En ce qui concerne la prostitution spécifiquement, AOcVF milite pour son abolition et est en faveur de la décriminalisation des femmes dans la prostitution et de la criminalisation des clients et des proxénètes. AOcVF milite également pour que des mesures sociales soient prises pour aider les femmes à sortir de la prostitution et pour éviter qu’elles y entrent, par la mise en place notamment de stratégies de lutte contre la pauvreté et de programmes d’éducation et de sensibilisation pour permettre un changement social.

Le positionnement d’AOcVF sur l’exploitation sexuelle et sur la prostitution en particulier ne nous empêche pas de respecter les principes de l’intervention féministe, qui visent à accompagner les femmes dans leur cheminement à leur rythme et en respectant leurs choix, sans chercher à leur imposer une décision. Ainsi, les femmes qui considèrent qu’elles sont dans la prostitution par choix ont droit au respect et à l’accompagnement nécessaire pour répondre aux besoins qu’elles auront identifiés.

NOS PRINCIPES DIRECTEURS

AOcVF est guidée par deux principes directeurs fondamentaux :

  • l’analyse féministe de la violence faite aux femmes et
  • le droit des personnes d’expression française en Ontario d’avoir accès à des services dans leur langue conformément à la Loi sur les services en français.

Nous reconnaissons ainsi que la violence faite aux femmes est un problème de société causé par l’inégalité de pouvoir entre les hommes et les femmes. Nous croyons que les femmes et les filles peuvent être aux prises avec différentes formes de violence. Cela,  tant au niveau familial que dans leurs relations amoureuses et tant au niveau social que systémique.  Nous croyons aussi que chaque femme et fille peut vivre de multiples formes d’oppression et de discrimination. Cependant, nous croyons qu’elles ont le droit, la capacité et le pouvoir d’agir par elles-mêmes, de déterminer leurs propres besoins et de prendre elles-mêmes les décisions qui les concernent.

Nous militons pour que les survivantes aient accès à des services communautaires gratuits qui prennent en compte les différentes inégalités et oppressions auxquelles elles font face. Ces services peuvent à la fois comporter l’accompagnement individuellement des femmes dans leurs démarches et la revendication au niveau collectif pour des changements sociaux. Nous militons également pour que les survivantes d’expression française aient accès, et ce à l’échelle de la province et de façon continue, à des services de qualité dans leur langue. Nous voulons que ces services soient offerts dans des organismes qui comprennent et reconnaissent la spécificité des femmes francophones en milieu minoritaire et qui s’engagent auprès de la communauté francophone. Nous croyons que les services en français à l’intention des femmes aux prises avec la violence doivent être autonomes, donc libres d’agir, gérés par et pour les femmes francophones. Ces services doivent donc être financés adéquatement par le gouvernement afin de pouvoir mener à bien leur mission.