Mandat et mission

Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF) a été fondée en 1988 par des intervenantes de première ligne qui avaient identifié le besoin d’un organisme provincial. C’est un regroupement féministe et francophone d’organismes qui travaillent à défaire l’oppression vécue par les femmes. AOcVF a pour mandat de travailler à la prévention de la violence, à la formation continue des intervenantes et des directions, au démarchage en vue de mettre en place de services en français, à l’analyse des enjeux et à la réalisation de matériel éducatif et de sensibilisation en français, selon une analyse féministe de la situation sociale et communautaire.

Les organismes membres d’AOcVF sont des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), des maisons d’hébergement pour les femmes et leurs enfants victimes de violence conjugale ou familiale et des programmes en matière de violence faite aux femmes et aux enfants qui offrent des services en français à travers l’Ontario.

Les buts d’AOcVF sont:

  • De promouvoir le développement de ressources en français pour les femmes de l’Ontario qui sont victimes de violence faite aux femmes
  • De soutenir l’action des intervenantes qui œuvrent dans le domaine de la violence faite aux femmes par la formation et la réalisation de matériel éducatif en français
  • De développer la concertation et la communication entre les groupes communautaires, les agences et les organismes qui œuvrent dans le domaine de la violence faite aux femmes
  • De prévenir la violence faite aux femmes par la sensibilisation et l’action

Définition de la violence faite aux femmes

Selon la « Déclaration sur l’élimination de la violence contre les femmes » de l’Organisation des Nations Unies (ONU-CE/CN23/1993/12):

« Article premier: Aux fins de la présente déclaration, l’expression « violence contre les femmes » désigne tout acte de violence fondé sur l’appartenance au sexe féminin, causant ou susceptible de causer aux femmes des dommages ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques et comprenant la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou la vie privée. Article deux: La violence contre les femmes s’entend comme englobant, de manière non limitative, ce qui suit:

  • La violence physique, sexuelle et psychologique au sein de la famille, y compris les coups, les sévices sexuels sur des enfants de sexe féminin au foyer, les violences liées à la dot, le viol conjugal, les mutilations génitales et autres pratiques traditionnelles préjudiciables aux femmes, la violence qui n’est pas le fait d’un époux, et la violence liée à l’exploitation;
  • La violence physique, sexuelle et psychologique au sein de la collectivité, y compris le viol, les sévices sexuels, le harcèlement sexuel et l’intimidation dans le cadre du travail, au sein d’établissements d’enseignement et ailleurs, le proxénétisme et la prostitution forcée;
  • La violence physique, sexuelle et psychologique perpétrée ou tolérée par l’état, où qu’elle se produise. »

L’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes s’engage à travailler à l’élimination de la violence faite aux femmes, par l’analyse, la formation et l’éducation et par la coordination de l’intervention des groupes qui luttent contre la violence faite aux femmes.

Lire le plan stratégique « Ensemble, ça marche » d’AOcVF pour 2010-2014.