L’accès aux services

Trop de femmes ne peuvent pas avoir accès à des services de qualité lorsqu’elles en ont besoin. Dans leur dernier rapport « Les maisons s’expriment 2016 », le réseau canadien des maisons d’hébergement pour femmes fait état de 38 % des maisons remplies à leur pleine capacité. En une journée, en moyenne 73 % des femmes prenant contact avec une maison d’hébergement se voient refuser un lit par manque de place. Beaucoup de ces femmes cherchent un hébergement d’urgence parce qu’elles ont été menacées avec une arme ou sont enceintes.

De plus, parmi les maisons d’hébergement qui ont un programme de logement social pour faciliter la transition des femmes dans un logement permanent, 96 % ont une période d’attente de plus d’un mois, et 36 % de plus de 6 mois. C’est autant de lits d’urgence qui ne sont pas libérés pour d’autres femmes subissant de la violence et craignant pour leur vie et celle de leurs enfants.

Enfin, plusieurs maisons ne reçoivent du financement que pour assurer l’aspect purement hébergement et ne sont pas sont financées adéquatement pour offrir différents programmes de soutien.

De leur côté, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), qui offrent des services de premières lignes aux femmes et jeunes filles victimes d’agression à caractère sexuel, sont chroniquement sous-financés. Beaucoup de CALACS ne peuvent pas répondre adéquatement à toutes les demandes de femmes.

Nous préconisons :

  • Un meilleur financement des maisons d’hébergement pour leur permettre de répondre à la demande sans cesse croissante et ainsi accueillir plus de femmes et offrir à ces dernières une gamme de services;
  • Mettre l’emphase sur des solutions à long terme pour les femmes en maisons d’hébergement, tel que les programmes de logement sociaux;
  • Un meilleur financement des CALACS et des autres services de premières lignes pour les survivantes d’agressions sexuelles.