2. Reconnaître que le viol et le harcèlement sexuel contribuent à maintenir le pouvoir masculin

La violence sexuelle est un crime sexospécifique. Bien que nous reconnaissions que les hommes peuvent être victimes d’agression sexuelle et que, dans certains cas, les femmes peuvent commettre des agressions sexuelles, il existe une différence remarquable entre les sexes à savoir qui est plus susceptible de violer ou de se faire violer. Quatre-vingt-cinq pour cent des victimes d’agression sexuelle sont des jeunes filles et des femmes et 98 p. 100 des agresseurs sexuels sont des hommes. (Statistique Canada, Délinquants sexuels, Juristat, vol. 19 no 3, mars 1999, p. 1) Mais pourquoi donc ? Pour comprendre pourquoi ce sont les hommes qui violent les femmes, nous devons nous pencher sur l’origine de la violence sexuelle. Les individus sont conditionnés à acquérir les habitudes, les croyances et le savoir de la société dont ils font partie. La socialisation se fait dans les institutions de cette société comme l’école, le milieu, la famille et les médias. Très tôt dans la vie, nous apprenons que certains rôles et comportements sont dévolus aux hommes et aux femmes. Les femmes doivent être séduisantes, réconfortantes et soumises. Les hommes doivent être forts, dominants et invincibles. Chez les hommes, se montrer dur, ne pas exprimer ses émotions ni ses sentiments et faire ses preuves en étant agressif peut facilement dégénérer en comportement violent envers les femmes. Chez les femmes, être passive et dépendante sur les plans économique et affectif peut contribuer à les rendre vulnérables aux agressions. La violence faite aux femmes – en particulier le viol et le harcèlement sexuel – peut être perçue comme la conséquence naturelle du modèle social patriarcal – un modèle de subordination et de domination – qui définit la relation entre les femmes et les hommes. Historiquement, cela a engendré une hiérarchie sexospécifique des fonctions masculines sur les fonctions féminines, comme si c’était naturel. Le patriarcat devient un système moral dans lequel le pouvoir ou le contrôle est la valeur centrale non seulement dans les relations hommes-femmes mais dans l’ordre social et naturel. La violence sexuelle est un abus de pouvoir qui reflète et perpétue l’inégalité sociétale des femmes. L’inégalité est évidente dans plusieurs aspects de la vie des femmes – taux élevé de pauvreté, manque d’emplois, iniquité salariale, accès limité aux services de garde, pour ne nommer que ceux-là. Cette inégalité est encore plus évidente quand on considère la quantité de femmes qui sont violées, battues et harcelées par les hommes. C’est vrai pour tous les groupes de femmes indépendamment du revenu, du bagage culturel, de l’orientation sexuelle, de la compétence et des autres différences. Toutefois, certains groupes de femmes sont plus vulnérables que d’autres. La place d’une femme dans la société – sa religion, son âge ou son origine ethnique – agit directement sur son bien-être psychologique, financier ou physique – et donc sur sa sécurité. La violence n’a pas de frontière, mais les femmes et les jeunes filles des communautés marginalisées sont plus vulnérables : vous êtes de plus en plus à risque selon que vous êtes une travailleuse illégale, une travailleuse du sexe, une femme incarcérée, si vous êtes une femme âgée ou très jeune, non hétérosexuelle, pauvre ou de couleur. En Ontario, par exemple, huit femmes autochtones sur dix disent avoir été victimes de violence; et les femmes qui vivent avec un handicap sont une fois et demie à deux fois plus susceptibles de vivre de la violence que les femmes qui n’ont pas de handicap. Les attitudes sociétales face à la classe et à l’origine ethnique ainsi que ce que l’on considère comme un comportement féminin convenable, transparaissent dans la rhétorique voulant qu’il y ait des victimes qui « méritent » leur sort. La violence et l’isolement que vivent les femmes immigrantes et autochtones, par exemple, sont trop souvent stéréotypés comme étant un problème « culturel » ou « religieux » dont on ne tient pas compte. Bien que les femmes marginalisées soient plus à risque de vivre de la violence, leurs chances d’accéder à de l’aide sont plus minces. Les femmes immigrantes ont de la difficulté à avoir accès à des services qui leur conviennent tant au niveau de la langue que de la culture. Les femmes sourdes et les femmes vivant avec un handicap n’ont pas un plein accès aux services (comme les maisons d’hébergement) ou ne peuvent pas profiter des services d’aide faute de soutien (comme ceux d’interprètes, d’intervenantes et d’accompagnatrices). Toutes les femmes, qu’elles aient ou non vécu un viol, vivent dans la peur de se faire violer. Cette peur influence leur vie, mais pas autant que les expériences réelles d’abus sexuel, d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel. Si les femmes ont peur, qu’elles sont déprimées ou blessées, doivent composer avec une faible estime d’elles-mêmes, souffrent de troubles du sommeil à cause des cauchemars et des flashbacks, et que plusieurs autres conséquences de la violence affectent leur vie, elles ne peuvent pas contribuer à la société au même degré que les hommes. C’est ainsi, entre autres choses, que le viol et le harcèlement sexuel maintiennent le pouvoir des hommes.

Quelques exemples de formes de violence sexuelle Voici quelques exemples de formes de violence sexuelle qui maintiennent le pouvoir des hommes :

  • Un patron qui harcèle sexuellement une employée (travailleuses domestiques et gardiennes d’enfants y compris)et dont le comportement n’est pas contesté, empoisonne à coup sûr le milieu de travail de cette femme. Sa sécurité est menacée, les répercussions négatives sur sa santé se multiplient, sa capacité de travail et ses chances de promotion et de parrainage sont compromises. Il arrive que des hommes qui harcèlent sexuellement des femmes au travail ou dans l’intimité de leur foyer aillent jusqu’au meurtre (Theresa Vince et Lori Dupont, par exemple). Le harcèlement sexuel maintient le pouvoir des hommes parce que c’est une façon d’écraser les femmes ou, pour paraphraser certains agresseurs, « de les remettre à leur place ».
  • Une jeune fille agressée sexuellement par son père, son oncle, son frère ou un membre du clergé apprend que c’est lui le « patron » et qu’elle ne peut avoir son espace personnel ou qu’elle ne peut faire de choix concernant son propre corps. Elle est conditionnée à croire que son corps existe pour « le bon plaisir » des hommes. Cela renforce le pouvoir des hommes sur elle.
  • Une jeune femme de 17 ans qui a survécu aux abus sexuels de son enfance et qui a passé quelques années sous la tutelle de la Société d’aide à l’enfance rencontre un homme qui la traite très bien. Il lui achète des cadeaux, il lui dit qu’il l’aime et elle se sent appréciée pour la première fois de sa vie. Il insiste souvent pour avoir des relations sexuelles avec elle, même quand elle ne le veut pas. Il commence alors à lui demander d’avoir des relations sexuelles avec ses amis. Elle a peur de perdre son « amoureux » qui dit l’aimer et elle finit par se plier à ses demandes, même si elle ne veut pas. Elle ne se rend pas compte qu’il est en train de la vendre à d’autres hommes et qu’il accepte leur argent pour ses services. Elle ne sait pas comment se sortir de cette exploitation sexuelle ni même qu’il s’agit d’une agression sexuelle.
  • Une femme qui vient d’arriver au Canada et qui est parrainée par son mari se rend compte qu’il devient de plus en plus contrôlant et qu’il veut savoir où elle est, en tout temps. Il ne la laisse ni travailler ni fréquenter l’école et il se méfie de tout lien qu’elle crée dans son milieu. Il l’insulte régulièrement et il exige d’avoir des relations sexuelles avec elle même quand elle ne le veut pas. Il la menace en lui disant qu’elle sera déportée s’il elle le quitte. Elle ne connaît rien du système d’immigration et n’a pas accès à l’information adéquate. Elle sait qu’il la traite mal mais elle a peur, elle a honte, elle ne parle ni français ni anglais, elle n’a pas d’amies ou de famille ici et, par conséquent, elle sent qu’elle n’a pas d’autre choix que d’endurer la violence. Les gestes violents du mari et sa décision d’agresser sexuellement sa femme régulièrement sont des tactiques pour l’isoler et pour la contrôler.
  • Une femme et un homme vivant avec une déficience intellectuelle ou un retard de développement travaillent tous deux dans un atelier protégé. Il l’agresse sexuellement. Les autorités ne prennent pas la chose au sérieux parce que ce sont deux « arriérés » mentaux. Il leur semble inoffensif parce qu’il est comme un « grand enfant » et qu’elle est amoureuse de lui.

Finalement, ce sont les hommes, pas les femmes, qui gagnent le plus d’argent; ce sont les hommes, pas les femmes, qui dirigent le gouvernement et les conseils d’administration d’entreprises; ce sont les hommes, pas les femmes qui occupent tous les postes de pouvoir dans la société. Et ce sont les femmes, pas les hommes, qui souffrent le plus à cause de la violence intime et du viol; ce sont elles qui sont plus susceptibles d’être pauvres; ce sont elles qui, dans l’ensemble, ont le petit bout du bâton du système patriarcal. Comme le soulignait Marilyn Fry, pendant que le patriarcat fait du tort aux hommes, il opprime les femmes. Quand les féministes prétendent que les hommes violent les femmes parce qu’ils peuvent s’en tirer impunément, elles décrivent quelques-uns des leviers du patriarcat, un système de domination des hommes sur les femmes, un système qui privilégie les hommes. Quand les hommes parlent des privilèges masculins, ils en parlent dans la perspective de « l’autre ». Vu de l’intérieur de la réalité masculine, le terme « privilèges masculins » ne signifie rien – il est invisible; les choses sont ainsi, c’est tout. Comment un poisson peut-il parler de l’eau ? La même chose pourrait s’appliquer à l’homme blanc parlant de ses privilèges à des hommes d’autres couleurs. Pour exprimer qu’ils sont conscients de ces privilèges, un grand nombre de personnes qui combattent le racisme commencent par reconnaître les avantages d’être blanc. Elles reconnaissent d’emblée toutes les barrières que le racisme érige devant les personnes de couleur – des barrières dont les personnes blanches n’ont pas à se soucier dans leur vie parce qu’elles n’ont pas l’expérience du racisme. Quand plus de personnes commencent à admettre qu’elles jouissent de privilèges et qu’elles le reconnaissent, les membres des groupes opprimés ont plus envie de leur faire confiance et de travailler avec elles. Cela nous rapproche les uns des autres en créant un monde libre de toute oppression, de toute discrimination et de toute violence.

Qu’est-ce que les hommes peuvent faire ?

  • Ne violez pas. Cela peut paraître simpliste, insultant même, mais ne pas violer signifie qu’il faut obtenir le consentement de sa partenaire pour chaque relation sexuelle. Il faut prendre le temps de demander. De bien écouter la réponse.
  • Quand un homme vit de la discrimination fondée sur la capacité physique, l’origine ethnique, la classe sociale ou tout autre forme d’oppression, cela peut l’aider à mieux comprendre ce que vivent les femmes qui sont victimes d’oppression et de violence. Prenez conscience de vos privilèges et reconnaissez qu’ils jouent en votre faveur. Soyez conscient de la façon dont toutes les formes d’oppression systémiques ont influencé votre vie. Devenez un allié et travaillez avec ceux et celles qui cherchent à mettre un terme à toutes les formes de violence et d’oppression.
  • Remettez en question les blagues et les commentaires sexistes que font les autres hommes ! Les commentaires sexistes peuvent sembler insignifiants comparés au viol mais ils sous-entendent que les femmes valent moins que les hommes et perpétuent cette croyance. Quand des hommes sont capables de déshumaniser les femmes, de les voir comme des objets ou comme des personnes qui existent pour les « servir », ils peuvent en arriver à penser que c’est correct de violer une femme. Plus les hommes s’opposeront au sexisme à tous les niveaux, plus nous évoluerons rapidement vers une société où le viol est tout simplement inacceptable.
  • Apprenez à reconnaître le harcèlement sexuel au travail, dans la rue et partout où il se manifeste dans votre milieu et travaillez à y mettre fin.
  • Appelez votre députée ou député et demandez-lui ce que le gouvernement fait pour éliminer la violence faite aux femmes. Dites-lui d’appuyer la campagne « Allons de l’avant ! »
  • Avez-vous un fils ? Y a-t-il des jeunes gens dans votre entourage ? Dites-leur qu’il est inacceptable d’exercer de la pression sur les filles pour avoir des relations sexuelles; que toutes les formes de violence sont inacceptables.
  • Donnez de l’ argent aux services de première ligne pour les femmes victimes de viol ou de tout autre forme de violence. Le centre local d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), la maison d’hébergement ou le centre des femmes de votre localité ont toujours besoin d’appui financier parce qu’il y a une grande demande pour ces services et jamais assez de financement.
  • Respectez les lieux réservés aux femmes. Un grand nombre de centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel et de maisons d’hébergement sont des lieux réservés aux femmes. Ces endroits permettent aux femmes qui ont été victimes de la violence des hommes de se sentir plus en sécurité que s’il y avait des hommes dans les parages. C’est important quand une femme essaie de fuir la violence ou de guérir d’un viol. Plutôt que de céder à la réaction défensive de la plupart des hommes quand on leur dit qu’il leur est interdit d’entrer quelque part, prenez le temps de réfléchir à l’importance de ces lieux réservés aux femmes. Plusieurs activités communautaires – « La rue, la nuit, femmes sans peur » ou les vigiles du 6 décembre, par exemple – sont aussi des « espaces » réservés aux femmes. Les hommes peuvent s’y associer dans un geste de solidarité envers les femmes. Demandez aux femmes qui travaillent dans ces centres et qui organisent ces événements ce que vous pouvez faire pour soutenir le travail remarquable qu’elles effectuent.
  • Écoutez les femmes, croyez-les et appuyez-les ! Vous pouvez en apprendre beaucoup sur la façon d’aider les femmes simplement en écoutant ce qu’elles ont vécu. Si une femme que vous aimez choisit de vous raconter ses expériences de violence, cela vous sera probablement difficile d’entendre les choses horribles qu’elle a subies. Cela peut être encore plus difficile à entendre si l’agresseur est quelqu’un que vous connaissez et que vous aimez. Rappelez-vous seulement qu’il est extrêmement rare qu’une femme mente à propos d’un viol ou d’une agression. Vous êtes peut-être la première personne et la seule à qui elle ait parlé de la violence qu’elle a vécue. Il est donc très important de l’écouter, de la croire et de lui laisser faire ses choix sur la façon dont elle veut survivre et guérir.
  • Les hommes peuvent aider de plusieurs autres façons. Le plus important, c’est de se rappeler que ce sont les femmes qui doivent prendre le leadership dans l’élimination de la violence qui leur est faite étant donné que ce sont elles qui en sont les plus affectées. Communiquez avec les femmes qui travaillent à mettre un terme à la violence dans votre collectivité et discutez avec elles des moyens de vous engager dans la cause.

Quelques faits :

  • Au Canada, la moitié des femmes ont survécu à au moins un incident de violence sexuelle ou physique. (Statistique Canada, Enquête sur la violence envers les femmes, Le Quotidien, 18 novembre 1993)
  • L’agression sexuelle est un des crimes les moins signalés aux autorités. Selon la ESG (Enquête sociale générale : série analytique), moins de 10 p. 100 des agressions sexuelles subies ont été rapportées à la police au cours des deux années couvertes par l’enquête. Les statistiques de la police affichent une baisse du taux d’agressions sexuelles qui était plus alarmant au début des années 1990. Cependant, il est difficile de savoir à quel point ce taux est affecté par le fait que, avec le temps, les victimes ont changé de comportement dans le signalement des agressions. (Statistique Canada, Le Quotidien, 2 octobre 2006)
  • La décision des victimes de signaler ou non les agressions à la justice et aux services sociaux dépend d’une multitude de facteurs, dont la peur de l’agresseur, la honte et la gêne, ainsi que la disponibilité de services dans leur région. La majorité des victimes de violence conjugale et plus de 90 p. 100 des victimes d’agression sexuelle n’ont pas demandé l’aide du système judiciaire. (Statistique Canada, Le Quotidien, 2 octobre 2006.)
  • Les agressions sexuelles surviennent souvent dans des contextes où l’agresseur est en situation de confiance par rapport à la personne agressée (mari, père, membre de la famille, médecin, entraîneur, conseiller spirituel, professeur, ami, employeur ou petit ami). La majorité des agressions sexuelles sont commises par un homme connu de la victime qui peut utiliser des pressions verbales et des ruses ou proférer des menaces pour commettre son agression. (Direction générale de la condition féminine de l’Ontario, L’agression sexuelle : les mythes et les faits, 1998.) Les deux tiers des agressions sexuelles surviennent dans des résidences privées. (Statistique Canada, Délinquants sexuels, 1999)
  • Les filles sont plus souvent la cible d’agressions au sein de la famille que les garçons. Dans quatre cas sur cinq (79 p. 100), les victimes d’agressions sexuelles reliées à la famille sont des filles et les filles subissent plus de la moitié (55 p. 100) des agressions physiques commises sur des enfants par des membres de la famille. En 1997, les pères étaient coupables de 97 p. 100 des agressions sexuelles et 71 p. 100 des agressions physiques sur les enfants étaient commises par des parents. (Statistique Canada, La violence familiale au Canada, 1999, p. 6.)
  • En plus de la violence raciste, les femmes qui appartiennent à une minorité ethnique, à des groupes ethnoculturels ou linguistiques, sont aussi victimes de la violence de leurs partenaires intimes. Cependant, leur accès au système de justice et aux services n’est pas le même. Seulement 57 p. 100 des maisons d’hébergement au Canada offrent des services qui tiennent compte des différences culturelles. (Trainor, 1999). Les femmes qui n’ont pas, là où elles vivent, la possibilité de s’exprimer dans l’une des langues officielles font face à d’énormes obstacles pour accéder aux services et composer avec le système judiciaire. Quand les services et le système judiciaire font défaut, les femmes trouvent encore plus difficile de fuir la violence. (Feuillet sur La violence faite aux femmes et aux jeunes filles, Institut canadien de recherche sur les femmes, révisé en 2002.)
  • Une étude canadienne sur les agresseurs sexuels révèle qu’ils sont étonnamment représentatifs de l’homme moyen. La grande majorité des hommes qui commettent des agressions sont blancs (71 p. 100) et canadiens de naissance (63 p. 100). (Agression sexuelle : la réalité, feuillet de la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario, 1992)
  • Quatre-vingt-neuf pour cent des victimes ou des survivantes d’agression sexuelle n’ont pas de blessures physiques apparentes. (Enquête sur la violence envers les femmes, Statistique Canada, 1993)
  • Au Canada, 83 p. 100 des femmes ont peur, la nuit, de se rendre seules jusqu’à leur voiture dans les stationnements publics. Soixante-quinze pour cent ont peur d’attendre le transport en commun ou même de l’utiliser, 60 p. 100 ont peur de se promener seules dans leur quartier et 39 p. 100 ont peur de rester seules à la maison. (Statistique Canada, Enquête sur la violence envers les femmes, 1993)
  • Quatre-vingt pour cent des femmes des Premières nations ont été victimes de violence ou d’agression sexuelle. (Action Committee on Public Violence Against Women and Children (METRAC), Sexual Assault Fact Sheet. Toronto: METRAC, 1992)
  • Le taux d’agressions sexuelles et d’autres crimes violents est plus élevé sur les réserves que dans n’importe quelle autre région du Canada (Statistique Canada, Le Quotidien, 2 octobre 2006)
  • Les personnes qui vivent avec un handicap sont 150 p. 100 fois plus susceptibles d’être agressées sexuellement ou de subir de la violence que les personnes sans handicap. (Sobsey, D. (1988). Sexual Offences and Disabled Victims: Research and Practical Implications. Vis-à-Vis: A National Newsletter on Family Violence. Vol.6. No 4. Hiver)
  • Au Canada, le taux d’agressions sexuelles que vivent les jeunes femmes de 18 à 24 ans est trois fois plus élevé que la moyenne nationale. (Statistique Canada, Enquête sur la violence envers les femmes, 1993)

D’autres ressources : Action ontarienne contre la violence faites aux femmes Ontario Coalition of Rape Crisis Centres Institut canadien de recherche sur les femmes Consultez les feuillets d’information de l’ICREF sur la violence faite aux femmes et aux jeunes filles. Association canadienne des centres contres les agressions à caractère sexuel  (ACCCACS) Coalition Against Trafficking in Women

Vous pouvez aussi consulter la rubrique Step two sur le site de la campagne Step it up ! en anglais