#8mars2017

OTTAWA, le 7 mars 2017 – Demain aura lieu la Journée internationale pour les droits des femmes 2017. Dans une année chargée en actualité, c’est l’occasion de faire le point.

L’année 2016 a vu la naissance du hashtag #Onvouscroit. Ce hashtag a été pour beaucoup de femmes l’occasion de mettre en lumière une problématique bien trop réelle : ne pas être crues lorsqu’elles dévoilent une agression sexuelle. Beaucoup attendent plusieurs années avant de dévoiler une agression sexuelle, par honte, par peur, par sentiment de culpabilité, mais aussi par peur de ne pas être crues et d’être jugées.

« Les organismes travaillant avec les survivantes le répètent depuis des années, sans que le message soit entendu. Une femme a plus de chance de ne pas être crue que de l’être. Le mythe de la « victime parfaite » est extrêmement répandu et les effets du traumatisme très mal compris » a déclaré Maïra Martin, directrice générale d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF).

En effet, des mythes tels que « pourquoi n’avez-vous pas serré les genoux » régissent encore notre système de justice.

Encore récemment, un article dénonçait les taux nationaux aberrants de plaintes pour agressions sexuelles jugées non fondées, et montrait que les mythes jouent un grand rôle dans la prise en charge de la plainte. La réponse politique ? Des révisions internes par la police. Les organismes pour femmes demandent de trouver des solutions plus adaptées à l’ampleur de la problématique et d’améliorer en profondeur le système de justice.

« Il manque la volonté politique et sociale d’aller plus loin. Si les femmes sont « égales » sur papier, la Journée internationale pour les droits des femmes nous rappelle qu’ils ne valent pas grand-chose s’ils ne sont pas appliqués » a déclaré Julie Béchard, présidente d’AOcVF.

Le 8 mars 2017, c’est l’occasion de se souvenir que toutes les avancées pour le droit des femmes se sont faites par la pression politique, le militantisme et l’action.